Les pratiques funéraires offrent de plus en plus de possibilités pour allier écologie et obsèques. De nombreuses alternatives sont proposées pour ceux qui désirent diminuer l’impact sur l’environnement. Attention cependant que tout n’est pas possible partout; veillez à vous renseigner à savoir ce qui est possible légalement avant de le proposer à votre clientèle!

Pourquoi vouloir réduire l’impact de son décès sur l’environnement?

Peu de personnes le savent, mais un enterrement moderne peut avoir un impact sur notre belle planète.
La confection des cercueils demande l’abattage de milliers d’arbres chaque année, sans parler des ornements, des matériaux (vis, clous, poignées, etc.) et de la colle à bois qui polluent les sols.
La crémation participe à l’augmentation de carbone et de mercure dans l’air.
Les cimetières usent et abusent de désherbants chimiques.
Les soins de conservations utilisent des produits hautement chimiques qui polluent jusqu’aux nappes phréatiques.

Crémation ou inhumation?

Leur impact est différent, mais d’empreinte équivalente.
Dans les deux cas, le cercueil est obligatoire dans la plupart des pays.

La crémation est souvent considérée comme moins polluante, mais on oublie qu’il faut environ 27 litres d’essence pour réduire un corps en cendre. ConsoGlobe estime qu’environ 160 kg de CO2 sont rejetés dans l’air pour chaque défunt.

De l’autre côté, l’entretien des cimetières (eau, désherbant, etc.), la construction de caveau ou pierre tombale, rend le choix de l’inhumation comme plus polluant, d’après les scientifiques.

Alors, quelles sont les possibilités?

Choisir un cercueil en carton : ils sont non seulement plus écolos, mais aussi, moins chers. Ils sont confectionnés à base de carton recyclé et de colle naturelle de maïs et de pomme de terre. Un motif ou une image peut y être imprimé.
Choisir un cimetière écolo : de plus en plus de pays demandent aux cimetières de ne plus utiliser de pesticides. Cela a changé leur paysage; on y voit plus de parterres fleuris de plantes ou d’arbustes sauvages, voire des ruches.
Éviter l’embaumement ou réduire les produits utilisés : les soins de conservation sont extrêmement polluants; c’est d’ailleurs pour cela que la crémation est souvent interdite par après.
Organiser des obsèques zéro déchet : on gère l’organisation en ligne, afin de réduire l’empreinte carbone avec l’utilisation de la voiture ou on y va à vélo. On envoie un courriel ou on utilise les réseaux sociaux pour les faire-part de décès. On clôture les abonnements et coupe rapidement tout ce qui consomme de l’énergie et qui n’est plus utilisé.
Utiliser une urne biodégradable qui se transforme en arbre.
L’humusation du corps : l’humusation est un processus de transformation du corps d’un défunt en compost, à l’aide de micro-organismes.
Forêts funéraires : certains pays (très présentes en Allemagne) ont mis en place des forêts funéraires pour accueillir les urnes biodégradables, pouvoir y disperser ou enterrer les cendres.

Tous les jours, de nouveaux projets soucieux de l’environnement voient le jour. Il est donc tout à fait possible d’allier obsèques et écologie. Parfois avec plus de facilité suivant son emplacement dans le monde.

Delphine Pirlet, formatrice à la certification Thanadoula/Palliathérapeute© à l’école internationale d’accompagnement Cybèle.

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