Pourquoi les 1000 premiers jours d’un bébé sont capitaux ?

On a longtemps cru que bébé était bien au chaud dans le ventre de sa maman, à l’abri de l’extérieur. On a aussi cru que le placenta était une barrière infranchissable pour de nombreux produits extérieurs. Malheureusement, de nombreuses études scientifiques ont montré que les bébés naissaient pré-pollués et donc étaient touchés par la pollution bien avant de voir le jour. Dans une étude réalisée, en 2005, sur le cordon ombilical de bébés à la naissance, il avait été détecté près de 280 produits chimiques problématiques différents. 180 étaient cancérogènes, 287 neurotoxiques, 208 étaient toxiques pour la reproduction. Pourquoi, les 1000 premiers jours sont capitaux pour le développement de bébé et pourquoi ces chiffres-là sont si problématiques, c’est ce que je veux vous montrer dans cet article.

Le constat

De plus en plus d’études épidémiologiques, mais aussi d’études scientifiques montrent une augmentation de nombreuses maladies chroniques dans la population. A côté de cela, on observe de plus en plus de naissances prématurées, des naissances à terme avec un faible poids. Les avortements spontanés et les naissances d’enfants avec des malformations augmentent aussi. Et si les causes sont toujours difficiles à établir de façon précise, l’environnement semble prendre une part prépondérante. A côté des malformations et de ces troubles, on observe aussi une augmentation du risque d’obésité, des troubles neurologiques et une augmentation du nombre de cancers chez l’enfant, sans parler des troubles de l’infertilité.

Origines fœtales développementales de la santé : la théorie de Barker

On considère que les 1000 premiers jours de l’enfant sont une période cruciale qui mérite toute notre attention. Quand on parle de 1000 jours, on commence le décompte au moment de la conception et jusqu’au 2 ans et demi de l’enfant.

Les premières périodes de la vie, depuis l’environnement périconceptionnel et la grossesse jusqu’à la fin de la petite enfance des 1000 premiers jours, constituent une période de sensibilisation. Durant cette période, l’environnement, sous toutes ses formes, qu’il soit nutritionnel, écologique, socio-économique, influencent la santé et le risque futur de maladie d’un individu.

Entre le moment de la grossesse où le fœtus commence à interagir avec son environnement et celui où l’enfant prononce ses premières phrases, une partie considérable de son développement est en jeu. Cette période se caractérise par un rythme de croissance sans équivalent à l’échelle d’une vie : le fœtus puis le bébé se développe à un rythme effréné.

La taille de son cerveau ne cesse de grandir et les connexions entre neurones s’établissent à plusieurs milliers par minute. De plus, à certains moments, des organes se forment et ces moments sont cruciaux. Toute modification à ces moments-là, peuvent entrainer des dommages irréversibles.

Mais si cette période est très importante, c’est aussi une période de très grande vulnérabilité, car comme un engrenage, les réactions et les formations doivent s’enchainer dans un ordre préétabli. Toutes interactions à ce moment-là, peuvent avoir des conséquences irréversibles sur l’étape suivante et donc enrailler le processus de développement. Certaines de ces conséquences peuvent entrainer des dérégulations métaboliques qui peuvent aboutir par la suite à des maladies chroniques.

C’est ce constitue l’hypothèse de Barker.

A travers le monde

Aux Etats-Unis, au Canada et en Europe, de nombreuses études épidémiologiques montrent l’imprégnation de toute la population à de nombreux produits chimiques, tels les phtalates, les bisphénols ou les perfluorés, produits retrouvés dans les produits de consommation courante. On repère plusieurs classes de produits chimiques, ainsi qu’une imprégnation aux métaux lourds comme le plomb, le cadmium ou le mercure.

La population générale est imprégnée et les enfants ne font pas exception. Ce qui montre bien que personne n’y échappe. Il est donc impératif de protéger au maximum la femme enceinte à tous les niveaux, puis son enfant notamment dans les premiers stades de son développement.

Or il n’est pas toujours facile de savoir comment la protéger car la contamination se fait par différentes voies, par absorption, ingestion et inhalation, et cela peut se faire à doses faibles et récurrentes dans son environnement proche et quotidien. Comprendre comment éviter ces produits devient impératif pour offrir au futur bébé, toutes ses chances pour une santé optimale par la suite. C’est ce que je vous propose de voir dans mon programme de formation continue de l’école de naturopathie de l’école Cybèleun programme complet en santé environnementale.

 

 

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