La doula peut-elle donner des conseils médicaux ?
Delphine Pirlet - La doula peut-elle donner des conseils médicaux ?

La doula est la personne qui se trouve au premier plan dans l’accompagnement du couple. Elle est, donc, souvent, sollicitée pour des questions ou des conseils d’ordre médical. La relation qui s’instaure avec le couple fait qu’ils sont en confiance pour les poser sans peur du jugement, de plus, elle est généralement plus facilement joignable que certains prestataires de soins de santé.

 

Dans la formation Cybèle, nous mettons beaucoup d’importance sur les connaissances anatomiques et physiologiques de la périnatalité, mais nous abordons aussi de nombreux éléments s’en éloignant. Ce savoir permet parfois d’avoir la réponse à ces questions, mais est-ce notre rôle ?

 

La réponse est non !

 

 

Rôle de la Doula

 

La doula a pour mission d’accompagner émotionnellement et affectivement la (future) mère ou le (futur) couple. Elle ne peut en aucun cas poser un diagnostic. Apporter une réponse à une question médicale impliciterait de le faire. La doula peut aider à établir une liste de question à destination des professionnels de santé ou aider le couple à trouver les ressources en eux qui apporteraient un soulagement à une inquiétude (appeler son médecin, la pharmacie, les urgences…). Elle peut les accompagner dans la gestion du stress qui émane de ces inquiétudes également.

Un diagnostic se fait sur un dossier médical en connaissance des antécédents obstétricaux, médicaux, chirurgicaux…, mais également, sur base des éléments actuels, médications, allergies, assuétudes, etc. Une doula même expérimentée n’a pas la formation suffisante pour pouvoir s’engager sans risque… D’ailleurs même les grands professeurs de médecine prennent des risques, mais en connaissance d’une balance risque-bénéfice !

 

Alors, pourquoi apprendre tout cela me direz-vous ?

 

 

Buts des savoirs de la Doula

 

C’est en connaissant la physiologie et les risques potentiels que nous pouvons connaitre les limites de notre métier.

Savoir quand un conseil qui semble anodin peut avoir de grave conséquence. Savoir que « plante » n’est pas synonyme de « sans danger ». Savoir que des jambes gonflées ne signifie pas, toujours, rétention d’eau, mais peut, aussi, cacher une prééclampsie. Savoir que ce n’est pas la faute de maman si elle a fait une fausse-couche et pouvoir l’expliquer. Pouvoir vulgariser le discours médical pour le simplifier aux (futurs) parents. Pouvoir avoir un esprit critique face aux informations reçues sur internet. Etc.

 

Cette connaissance est donc indispensable aux doulas, mais n’en fait pas des sages-femmes ou des médecins ! Il faut être clair avec ses clients pour ne pas faire d’amalgames dans leur tête, cette précision peut, par exemple, être incluse dans votre convention avec les (futurs) parents.

 

Par Delphine Pirlet,

Formatrice et cogérante de la faculté Doula (https://ecoledoula.com) et

codirectrice de l’école Cybèle (https://ecolecybele.com)

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